Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Crake

Publié le par thierry helsens

Crake

Il est perdu au milieu des mangroves brulées, ses pattes rouges et son bec jaune dénotent dans ce paysage morose et le rendent assez facile à identifier. Le râle à bec jaune (Amaurornis flavirostra) est un oiseau commun des mangroves et zones humides du Bénin. Facilement repérable à son chant caractéristique qui ressemble assez à un bavardage incessant, il peut facilement se laisser approcher et observer avec un peu de patience. On l'observe en particulier dans les mangroves et lagunes autour de Cotonou ou du lac Nokoué, dans la plaine du Sô. Pour en savoir un peu plus, c’est ….

Râle à bec jaune

Râle à bec jaune

En couple

En couple

Publié dans Ornithologie

Partager cet article

Cormoran

Publié le par thierry helsens

Cormoran

Il est sombre de plumage, tout noir à l'âge adulte, et prend la pose ailes écartées pour bien les entretenir entre deux parties de pêches. Le Cormoran Africain, (Microcarbo africanus) est un oiseau très commun des lacs et zones humides du Bénin. Il est possible de le rencontrer par petits groupes dans les zones ou le poisson est abondant, et autour des « dortoirs » en groupes qui se dispersent dans la journée. Il niche dans les ilots boisés des lacs et lagunes en colonies parfois importantes. Par contre, je ne l’ai jamais observé en mer, c'est donc au Bénin un oiseau plutôt "continental". Sa taille est relativement petite (60cm) et lorsqu’il nage, seule sa tête émerge de l’eau. Pour en savoir plus, c’est ...

A l'envol

A l'envol

Nourrissage de jeunes dans une colonie

Nourrissage de jeunes dans une colonie

Adulte

Adulte

Publié dans Ornithologie

Partager cet article

Bidon

Publié le par thierry helsens

Bidon

"Bidon, Bidon, Bidonville. Vivre là-dedans, c'est coton" chantait Nougaro il y a quelques années. Nous sommes dans les faubourgs de Cotonou, faubourgs proches du centre ville. L'urbanisation effrénée de la capitale béninoise en parallèle avec le manque crucial de places pour s'installer va vite déloger ces gens.... mais pour aller ou ? Cotonou, coincée entre la mer, le lac et la lagune ne peut plus grandir sinon à mordre sur la lagune, le lac .....

Gentrification

Gentrification

Publié dans villes

Partager cet article

Récup'

Publié le par thierry helsens

Récup'

Des tonnes d'ordures s'accumulent autour de Cotonou, et pourtant, je crois que pour la récup', depuis les bouteilles d'eau minérales jusqu'au pot de verre en passant par la ferraille, tout est tenté pour récupérer, recycler, revendre ce qui peut l'être. Dans mon quartier régulièrement passent des jeunes avec leur charrettes achetant les "batteries cassées, vélo cassés, avions cassés, jeunes filles cassées...." avec beaucoup d'humour. Ici (photo), à Cotonou toujours, on démonte ce qui peut l'être sur des deux roues bien fatigués.

Publié dans villes

Partager cet article

Dépôt final

Publié le par thierry helsens

Dépôt final

Bien naïvement, tu penses avoir résolu tes problèmes en passant un contrat avec une société de collecte de déchets. Mais finalement tu te rends vite compte que ça revient à espérer régler le problème en l'éloignant un peu plus de tes yeux, de ton environnement immédiat. La petite charrette qui passe 3 fois par semaine devant ta porte à Cotonou va finir son trajet sur les rives du lac Nokoué.

Publié dans villes

Partager cet article

Contraste

Publié le par thierry helsens

Contraste

Quelque part entre ce que l'on souhaite voir et le produit de notre aveuglement. Cotonou, terre de contrastes !

Publié dans villes

Partager cet article

Rêve brisé

Publié le par thierry helsens

Rêve brisé

Une voiture qui n'en est plus une dans un quartier devenu une décharge.... ou l'inverse. Quartier périphérique de Cotonou au Bénin.

Publié dans villes

Partager cet article

A l'air libre

Publié le par thierry helsens

A l'air libre

Fin de défécation à l'air libre, on est bien d'accord, mais au bout du compte le résultat est le même. Ou bien ?

Publié dans Eau potable

Partager cet article

Faut-il se décourager ?

Publié le par thierry helsens

Faut-il se décourager ?

Nous sommes à Ladji, un quartier périphérique, mais relativement proche du centre de Cotonou (Bénin). Un quartier pauvre ou les problèmes d'accès à l'eau comme à l'électricité ne sont pas simples. Ici, deux points d'eau se font concurrence à une centaine de mètre du lac Nokoué. Un kiosque à eau financé par la BM, qui fonctionnait en 2009 et est aujourd'hui en panne et un puits réhabilité par l'UNICEF en 2015 dont la couleur de l'eau est à l'image du sol environnant.

En tout cas, c'est pas facile !

Publié dans Eau potable

Partager cet article

Coût abordable de l'eau, comment le mesurer ?

Publié le par thierry helsens

Coût abordable de l'eau, comment le mesurer ?

L’objectif du Développement Durable n°6 est de « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». La cible n°1 de cet objectif est « d’ici à 2030, assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable à un coût abordable ». Lors des discussions avec les collègues, deux difficultés reviennent, la première est la difficulté à mesurer l’accès (alors que le secteur est plus habitué à mesurer le taux de desserte) la deuxième, de mesurer l’abordabilité du coût de l’eau. De plus cette notion d’abordabilité fait référence à d’autres notions comme l’équité des tarifs, la solidarité sociale, les conditions économiquement acceptables pour les ménages.

Il est donc question de trouver un indicateur pour mesurer le fait que l’eau potable est disponible à un coût abordable. Vaste problème, car il faut s’affranchir de longues enquêtes ménages demandant des financements à mobiliser, avec le temps que cela peut prendre. Il est aussi toujours délicat de demander directement à une population si le prix du service de l’eau potable est « abordable », équivalent à « pas trop cher » …. Car en général l’eau est toujours trop chère. L’autre contrainte est qu’il faut pouvoir répondre rapidement aux politiciens, leur fournir les données quand ils en ont besoin, et au moins une fois par an, sinon deux.

Taux de desserte, taux d’accès, taux de panne, sont en général les indicateurs les plus « populaires » car marquant directement les esprits. Comment alors mesurer facilement le fait que l’eau est disponible « à un prix abordable » sans tomber dans de longs débats ?

Les documents sur le sujet font toujours état des revenus des ménages et d’un seuil d’abordabilité qui est le plus souvent un pourcentage du revenu de ce ménage, il est en général de 2,6%. Mais cette proposition est calquée sur les pays « du nord » et la fraction pauvre de sa population ou les revenus sont facilement quantifiables. Je ne pense pas que ce type d’approche soit reproductible en zone rurale sahélienne ou la monétarisation est encore parfois absente. Il faut trouver autre chose, il faut trouver un moyen de mesurer, de quantifier, cette « abordabilité » du coût du service de l’eau.

La solution la plus proche de notre préoccupation semble être la consommation spécifique sur un type d’ouvrage, l’Adduction d’eau villageoise en l’occurrence pour le milieu rural. Nous partons du principe que plus le prix de l’eau est abordable, plus la consommation spécifique moyenne ce rapproche de l’objectif de 20 litres par jour et par habitant inscrit dans les stratégies nationales. C’est aussi en général le critère de dimensionnement d’un petit réseau d’eau. Dans les faits les consommations spécifiques, au Bénin par exemple, sont plutôt de l’ordre de 3 à 7 litres par jour et par habitants en zone rurale. Il faut aller vers des centres de plus en plus grands (en taille de population et donc plus proche du milieu urbain) pour dépasser le seuil des 10l/j/hab. Il suffirait alors de faire le rapport de la consommation spécifique sur l’objectif (20 litres) et si la consommation est de 7l/j/hab on pourra dire que l’abordabilité est de 35%. L’objectif idéal à atteindre sera de 100%, soit la consommation journalière de 20l/j/hab.

Deux petits problèmes, deux autres facteurs, vont fortement influencer la consommation spécifique, il s’agit de la disponibilité en ressources en eau « alternatives » et sa variation dans le temps. En saison des pluies les ressources alternatives sont plus nombreuses. La ville de Léré, dans le nord du Mali, dépasse des consommations spécifiques de 20 l/j/hab. Mais nous sommes en pleine zone désertique, en saison sèche et c’est l’eau de l’AEV ou crever de soif. Il en est de même de Goundam (proche de Tombouctou) qui voit sa population exploser au fur et à mesure que la saison sèche avance, les populations nomades se replient vers la zone urbaine. Est-ce pour autant que l’eau est disponible à un prix abordable ? Pas certain. Néanmoins, les groupes électrogènes de l’AEP tournent 20h sur 24.

Mais par contre, avec les systèmes de suivi mis en place actuellement pour la gestion des AEV il devient de plus en plus facile d’avoir, même mensuellement, des chiffres de consommations spécifiques. Il devient possible de suivre cette évolution de consommation « abordable » en parallèle avec les prix pratiqués à la borne fontaine ou au branchement privé.

Autre question, cet accès à une eau « abordable » est le reflet d’une moyenne sur une population très hétérogène. Il y a des riches (et très riches) et les « plus pauvres des pauvres ». Pour prendre un exemple urbain, j’habite un appartement au centre-ville à Cotonou et ma facture d’eau de l’ordre de 5.000 FCFA (moins de 10 euros) par mois et le volume de ma consommation moyenne reflète un prix abordable pour moi. Dans le même temps mon voisin, qui habite une « concession » de 5 familles avec un puits pas très potable achète l’eau à un autre voisin (qui a un branchement privé) avec un prix au m3 différent du mien et pour une famille comptant 7 enfants alors que son revenu mensuel est largement inférieur au mien. Tranche sociale ou pas, au bout du compte sa facture d’eau est un poids pour son budget.

Si vous avez une autre piste de solution pour mesurer l’abordabilité du service public de l’eau, ou une expérience sur le sujet, je suis preneur.

Publié dans Eau potable

Partager cet article

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>